L’ACPPD collabore à l’examen des programmes d’aide internationale

Du 18 mai au 31 juillet 2016, Affaires mondiales Canada a tenu des consultations sur les programmes fédéraux d’aide internationale, une première en plus de vingt ans.

À cet effet, le ministère avait préparé un document de consultation, lequel fait des droits et de la santé des femmes et des filles l’une de six priorités. L’approche du gouvernement précédent en matière d’aide au développement y est critiquée pour son manque d’envergure, notamment dans le cadre de l’Initiative de Muskoka sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants.

Plus particulièrement, des restrictions ministérielles interdisaient depuis 2010 tout financement de services d’avortement dans les programmes d’aide internationale. Cette approche a certainement dû avoir des conséquences négatives pour les autres questions liées à la santé et aux droits sexuels et reproductifs (SDSR), dont la planification des naissances, et a dû susciter lors de négociations internationales l’adoption de positions plus régressives sur ces questions et sur l’égalité de genre.

Depuis l’élection fédérale de 2015, la nouvelle ministre du Développement international a pour mandat spécifique de combler toute lacune dans l’Initiative de Muskoka en matière de SDSR des femmes. L’examen des programmes canadiens d’aide internationale était donc une occasion rêvée de s’assurer que ces derniers assureront désormais la promotion et l’avancement de la SDSR, y compris l’accès à des services d’avortement sans risque et à une éducation sexuelle complète.

Lisez le mémoire soumis par l’ACPPD dans le cadre de l’examen.